L’entrée dans le XXIème siècle aura été marquée par une accélération de l’évolution de notre société, que ce soit sur le plan économique, technologique ou social.
Face à ces transformations, les entreprises prennent progressivement conscience de l’inadaptation de certains modes de management, autrefois sources de performance.
Se posent alors de nouvelles questions. Comment :
- S’adapter à un environnement imprévisible et en permanente mutation ?| Management traditionnel | Management collaboratif | |
| Intérêt supérieur | Profit à court terme | Pérennité de l’entreprise |
| Levier de mobilisation | Récompense | Sens |
| Organisation | Cloisonnement hiérarchique | Flexible |
| Affectation | Savoir-faire, choix de la hiérarchie | Aimer-faire, co-décision |
| Taille des structures | Indéterminée | Limitée à 200 |
| Conditions de travail | Négociées à l’embauche | Négociées continuellement |
| Critères de sélection | Passé : compétences, expérience | Futur : talents, potentiels, passions |
| Circulation d’informations | Par domaine, métier | Accessible à tous |
| Décision | Centralisation | Décentralisation du « comment » |
| Reporting | Hiérarchique | Groupe |
| Evaluation | Par la hiérarchie | Par le groupe |
| Innovation | Fonctions dédiées (métiers, R&D) | Tout le monde (salariés, clients, fournisseurs) |
| Rétribution | Individuelle ou collective | Individuelle et collective |
| Nature de la relation | Obéissance (Parent/enfant) | Confiance (Adulte/adulte) |
| Cadre de vie | Règles | Principes, valeurs |
| Rôle du manager | Prescrire, contrôler | Donner envie, responsabiliser |
| Reconnaissance | Efficacité individuelle | Contribution au groupe |
Les 4 leviers de transition
Excepté si l’entreprise se créé sur ce modèle, la transition vers un mode de management collaboratif doit se faire progressivement. Il vaut mieux privilégier la politique des « petits pas » plutôt que de se lancer dans une réforme globale (plutôt que de s’engager dans une réorganisation en « cellules », développez dans un premier temps la co-créativité ou renforcez la proximité de votre management, ce sera déjà très bien !).
Contrairement aux autres modes de management, il n’existe pas de modèle ou de méthodes. Il s’agit avant tout d’un état d’esprit, d’une autre vision du travail. Chaque nouvelle pratique collaborative doit être le fruit d’échanges et d’expérimentations.
Et vous, où en êtes-vous ?
A bien y réfléchir, ces 4 piliers sont du « bon sens paysan » et demandent très peu d’investissement financier (ça tombe bien, nous sommes en pleine crise). Mais c’est parce qu’ils remettent en cause « l’ordre » établi qu’il est difficile de les intégrer.
Pour vous aider à identifier vos leviers de transition, vous pouvez analyser le niveau d’intégration actuel de chaque principe évoqué ci-dessus (par une notation de 1 à 10) puis sélectionner, au regard de votre « photographie », les principes prioritaires sur lesquels travailler (en fonction de critères tels que « l’urgence », « l’importance », « le pouvoir d’action », « la facilité de mise en œuvre » ou encore « la rapidité d’appropriation »).
Le management collaboratif est davantage une démarche communautaire que collectiviste. Nombre de dirigeants y aspirent mais constatent souvent une « levée de boucliers » de leur management. « Permettre à chacun de s’exprimer nous exposera à des critiques ! ». Et alors, elles existent déjà, autant les officialiser pour les traiter plutôt que de les ignorer dans l’espoir qu’elles disparaissent, non ?. C’est ce qu’a fait le PDG de HCL vis-à-vis de ses collaborateurs ainsi que le PDG de Dell vis-à-vis de ses clients avec le site www.ideastorm.com.
Et si vous n’y croyez pas, demandez-vous pourquoi…